Le député de la Wallonie

La question linguistique et communautaire devient un facteur des plus importants dans la politique intérieure belge.
Jules Destrée défend la Wallonie à la Chambre, signe de nombreux articles dans la presse en précisant ses idées. Celles-ci sont clairement définies dans sa conférence au Jeune Barreau d'Anvers, intitulée " Une idée qui meurt : la patrie " (1906).
Jules Destrée écrit, en 1912, la fameuse "Lettre au Roi " sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre. Il pense que l 'union de deux peuples indépendants et libres vaut mieux qu'une unité imposée.

C'est en cette même année 1912 que se constitue le 20 octobre, l'Assemblée wallonne dont Jules Destrée devient président, puis secrétaire général.
Premier organisme d'étude et de défense des intérêts wallons, il représente une entité pluraliste, un " Parlement wallon " de délégués des diverses parties de la Wallonie et de Bruxelles.

En 1923, il publie chez Plon " Wallons et Flamands. La querelle linguistique en Belgique ".

En 1929, Jules Destrée, avec le régionaliste flamand Kamiel Huysmans , négocie une proposition d'entente politique entre les deux communautés. Ils aboutissent au " Compromis des Belges ".

Jules Destrée, à la fois indépendantiste, séparatiste, autonomiste, reste un Wallon indéfectible jusqu'à sa mort. Après celle-ci, la pensée de cet " éveilleur de la conscience wallonne " survivra au travers de nombreux émules.