Les grandes étapes de l'histoire du verre : à la recherche du cristal

La recherche d'une matière pure, limpide et incolore comme le cristal de roche (type de quartz) sera la grande préoccupation de la verrerie européenne du 15e au 18e siècle.

Le terme cristal désigne d'abord à partir du 15e siècle le verre sodo-calcique vénitien dont la pureté est essentiellement due à des matières premières de qualité supérieure et à l'usage d'un décolorant, le manganèse. Il qualifie ensuite la matière potasso-calcique que mettent au point les verriers de Bohème vers 1680.

Mais aucun de ces verres exempts d'oxyde de plomb n'est considéré aujourd'hui comme du cristal véritable : d'après les normes CEE, le cristal doit contenir au moins 24 % d'oxyde de plomb.
Il est mis au point en Angleterre vers 1676 lorsque Georges Ravencroft découvre que l'adjonction de litharge et plus tard, de minium de plomb dans le mélange des matières premières rend la fusion aisée et le verre plus stable. Très vite cette matière sonore, plus pesante et plus éclatante que le verre ordinaire, s'imposera dans la production des articles de luxe.